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Clémentine a eu une période où elle était difficile à habiller, tant dans le choix des vêtements, son refus de choisir, son refus de s’habiller ou de se laisser habiller… Bref, avant que ça ne devienne un vrai combat j’ai eu l’idée d’inverser 2 étagères de son placard pour mettre les draps en hauteur et ses vêtements à sa hauteur.

1- t-shirts et chemises ; 2- jambières ; 3- chaussettes ; 4- culottes ;
5- gilets ; 6- shorts, pantalons et salopette ; 7- chemises de nuit

L’idée à fonctionné. Elle a décidé du placement poursuivre la lecture…

Clémentine voue en ce moment une passion pour les lettres.Elle reconnaît parfaitement A, B, I, O, R écrits en majuscules et me demande souvent ce que sont les autres. Elle cherche aussi à en reconnaître d’autres, comme le D qu’elle confond avec le B…

Bref, je lui ai commandé un joli abécédaire pour répondre de façon amusante à cet intérêt.

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Un de la collection des Balthazar, avec un fond de pédagogie Montessori dans la présentation des lettres et la logique. Une page d’illustration loufoque (des carottes à carreaux, un iguane dans un igloo…) avec la lettre concernée en rouge ou bleu quand les autres sont noires. Sur la page d’en face, la grande lettre majuscule, avec une encre légèrement en relief, différente au toucher du reste de la page, bleue pour les consonnes et rouges pour les voyelles, et des petites flèches qui montrent le chemin pour tracer la lettre avec son doigt.

Clémentine l’a ouvert, a cherché les lettres qu’elle connaissait, puis a recommencé depuis le début, en nous faisant dire les autres lettres et lire les légendes. Elle l’adore !

Qui l’eu crû ? Si on m’avait dit un jour que j’achèterais un abécédaire à une petite fille qui n’a pas encore 2 ans et demi, j’aurai ri… Et pourtant !

Un jour, au supermarché, pendant nos vacances, Clémentine est tombée en arrêt devant un sachet de ces pinces à linge en forme de pied. Elle semblait vraiment les vouloir, et puis des pinces à linge, ça sert toujours… Alors nous les lui avons acheté.
En rentrant à la maison-des-vacances, j’ai improvisé pour elle une petite activité d’inspiration Montessori.

J’ai cherché un grand bol en plastique dans les placards de la cuisine, et j’ai mis toutes les pinces dedans. J’ai posé le tout sur un coffre recouvert (par hasard) d’un petit tapis. J’ai appelé Clémentine, et je lui ai montré lentement, presque sans expliquer (je n’arrive pas à me taire -d’après mon mari- c’est mon grand défaut, je suis trop bavarde) comment pincer les pinces sur le bord du bol. J’ai bien décomposé devant elle le mouvement pour saisir la pince (du côté talon) et pour pincer et écarter les doigts de pied. Puis j’ai remis toutes les pinces dans le bol et lui ai simplement dit « à ton tour ». Je l’ai observée un peu, aidée à tourner la pince dans le bon sens pour qu’elle corresponde au bord du bol avant qu’elle ne crise complètement, puis je l’ai laissée faire et ai vaqué à mes occupations (en l’occurrence, étendre une machine de linge).

En revenant, j’ai constaté qu’elle s’était déplacée, et s’était spontanément installée par terre, sur un tapis de petite taille, comme sur le coffre. Elle « travaillait » à pincer, puis à enlever les pinces avec une telle application et une telle concentration que j’ai pu sortir l’appareil photo et faire une demi-douzaine de clichés avant qu’elle ne s’en aperçoive !

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Quand elle eut pratiqué la chose un certain nombre de fois, elle s’est mise à essayer d’accrocher les pinces à linge un peu partout dans la maison. Le câble d’alimentation de l’ordinateur, les rideaux, les barreaux de la chaise… Jusqu’à ce qu’elle revienne s’assoir sur le tapis pour essayer de mettre les pinces sur ses orteils ! Et là encore, elle y a mis tout son cœur et une grande application, pendant de longues minutes, pour finir par conclure « ça marche pas », avant de réussir à pincer le petit orteil et de déclarer en guise de fin d’activité « ça fait mal ».

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Clémentine a clairement traversé des périodes sensibles en matière de développement et de besoin d’autonomie ces dernières semaines. Lorsqu’elle a abordé une période où elle transvasait les croquettes du chat dans les casseroles de sa dinette et vice-versa, nous avons improvisé un petit atelier Montessori avec les objets du bord : les noix rapportées par Papi, les marrons ramassés lors de la promenade dominicale dans les jardins de la préfecture (magnifiques par ailleurs !), un bac de glace et une passoire-dinette.

Résultat : des heures de tranquillité dans les jours qui ont suivi, et une petite fille absolument ravie.

Nous avons rangé le matériel jusqu’à la prochaine fois quand elle a commencé à transvaser les marrons du bac à glace vers le sol et à marcher sur les noix… La prochaine fois, je vais devoir trouver des éléments plus petits à transférer. Je l’observais hier soir à table, elle a voulu se servir seule dans le plat, et elle transférait ses morceaux de haricots verts de son assiette  vers la nappe et vice-versa à l’aide de sa cuiller. Quelle concentration !