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Il y a quelques semaines, j’ai lu un article de blog, en anglais, qui m’a marqué. Il m’a fait réfléchir. Et j’ai eu envie de le traduite pour vous le faire partager.

 

C’est le bazar.

C’est chaotique.

C’est épuisant.

Ce sont des larmes et des rires pendant qu’on argumente pourquoi les deux chaussures ont besoin d’être assorties.

Ce sont des lits avec trop d’occupants qui laissent des traces d’urine sur les draps et donnent des coups de pieds au visage.

Ce sont des demandes pour regarder les mêmes dessins animés tous les jours. Toute la journée. Encore et encore. Et encore un peu plus.

C’est du lait renversé et des céréales émiettées. Partout dans la voiture. Et sur le canapé. Et dans les plis de votre sac à main.

C’est tout ce que vous aimez. Et beaucoup de stress. Toute la journée, et puis toute la nuit. Pas de pause en vue.

Ca occupe tout votre espace mental. Ca emplit votre cœur. Ca fatigue votre corps. Ca grandit comme vous n’auriez jamais imaginé que ça grandisse.

C’est être parent.

La seule fois dans notre vie où nous aurons nos enfants à la maison. Des petits (et plus si petits) qui ont besoin de nous. Qui nous aiment. Que nous aimons de la tête aux pieds alors même qu’ils nous vident de la tête aux pieds.

Les anciens nous le disent avec amour :

“Ne clignez pas des yeux, ou vous allez en rater. Ils auront grandi avant que vous n’ayez eu le temps de dire ouf. Profitez d’eux maintenant. C’est votre seule et unique chance.”

Et nous répondons poliment mais légèrement agacés :

“Oui, je sais. On me le dit tout le temps. Et j’aimerais, vraiment. C’est pour ça que j’ai fait des enfants, pour en profiter. Mais les jours filent à une vitesse… Et avant que j’aie le temps de dire ouf, ils ont déjà un jour de plus. Et moi, je n’ai toujours pas eu le temps de me brosser les dents, ou les cheveux. Alors en profiter… Ben, c’est plus difficile qu’on ne le pense. ”

Papa danse avec sa fille sur la Piazza Navonna, Rome

Papa danse avec sa fille sur la Piazza Navonna, à Rome

Ça vous parle ? Si c’est le cas, voilà 10 façons faciles de cligner des yeux aujourd’hui, sans avoir l’impression d’avoir raté quelque chose de votre enfant.

    1- Tracez le contour de votre main. Puis posez leur main sur le dessin et tracez leur main dans la vôtre. Demandez-leur d’observer la différence de taille et rappelez-leur que leur main grandira pour être un jour aussi grande que la vôtre. Pour le moment elle est petite, et cela veut dire qu’ils sont encore en train de grandir, et vous aimez cela. Puis demandez-leur de faire une promenade avec vous. Tenez-leur la main. Ne la lâchez pas avant qu’ils ne la lâchent.

    2- Faites le concours de celui qui fixera l’autre dans les yeux le plus longtemps. Dites-leur qu’ils doivent rester sérieux, sans rire du tout. Puis faites bouger vos narines, louchez, faites des grimaces jusqu’à ce qu’ils ne puissent plus se retenir de rire. Emmenez-les alors à la salle de bain pour s’entrainer à faire des grimaces face au miroir avec vous.

    3- Mettez de la musique et demandez-leur de vous apprendre quelques mouvements et pas de danse. Faites comme si c’était eux les experts et quoi qu’ils fassent, imitez-les. Dites-leur que vous aimez leurs technique. Puis lorsqu’ils en ont marre, mettez une de ces musiques idiotes et entêtantes et apprenez-leur les pas. Oserai-je suggérer la Macarena ?

    4- Interviewez-les. Mettez en route la camera, faites-les asseoir et interrogez-les sur le monde. Demandez-leur ce que fait un président. Demandez-leur comment les gens flottent dans l’espace. S’ils sont plus âgés, demandez-leur quel endroit leur semble le plus chouette pour aller en vacances. Et le pire endroit. Posez-leur autant de questions que vous en trouverez, sur EUX.

    5- Laissez-les choisir votre tenue. Toute votre tenue. Puis laissez-les choisir leur tenue. Un déguisement, des chaussures dépareillées, tout ce qu’ils veulent. Allez ensemble au restaurant et quand on vous interroge au sujet de votre tenue, répondez “ma fille m’a habillée aujourd’hui. C’est la prochaine Vera Wang, non ?! ” Qu’ils soient fiers d’eux.

    6- Dites-vous je t’aime en langage animal. Demandez-leur comment une vache dirait Je t’aime. Et un cochon, et une chèvre, et un serpent. Serrez-les fort et faites pareil pour eux. “Je vais te dire je t’aime en chien. Tu es prêt ? Ouaf, ouaf, ouaaaaaaaffffff !”

    7- Dites oui à quelque-chose pour lequel vous dites habituellement non. Ils veulent toujours faire voler un cerf-volant mais vous n’avez pas envie. Ils veulent toujours allez dans les aires de jeux couvertes, mais le bruit et les microbes vous rebutent. Ils veulent toujours… Juste pour aujourd’hui, dites oui.

    8- Faites-les asseoir et dites-leur tout ce que vous aimez chez eux. Rendez-les fiers. Puis ajoutez encore quelques éléments. Tout ce en quoi ils sont forts, dites-le. Faites-les rougir. Faites que leur cœur se sente bien. Votre opinion ne comptera pas toujours pour eux. Mais elle compte pour le moment.

    9- Faites un truc démodé avec eux. Faites-leur découvrir quelque chose qui a changé. Ressortez vos vieilles cassettes vidéo ou audio. Dites-leur comment on faisait avant. Et pendant qu’ils recevront une petite leçon d’histoire, ils auront aussi un rappel du peu de temps qu’ils ont passé sur cette terre, et à quel point il est fou qu’ils ne connaissent que le téléphone sans fil.

    10- Pour une journée entière, éteignez votre téléphone et votre ordinateur. Vous n’aurez rien de plus important à faire que de leur répondre, sans distraction. Juste pour une journée. Faites-en une journée où ils sentent qu’ils sont votre priorité. Ils sont avec vous, mais ils ne le seront pas toujours, et pendant qu’ils sont encore là, vous êtes avec eux. Et avant de répondre à leur demande, serrez-les dans vos bras.

    Déjà !

    J’ai parfois l’impression que c’était hier, une crevette toute chaude, pelotonnée contre moi après 1 minutes de pleurs, toute chaude et couverte de vernix après une naissance intense et rapide qu’il faudra que je raconte un jour. Une crevette qui n’a guère quitté mes bras et mon contact pendant plusieurs mois. Un bébé miracle venu réparer les années d’assistance médicale à la procréation vécues pour Clémentine. Un petit Paul attendu impatiemment par toute la famille. C’était hier !

    Et aujourd’hui, mon Paul fête son premier anniversaire. Que de chemin parcouru, quelle évolution ! poursuivre la lecture…

    Mon bébé teste la capacité d’élongation de mon mamelon (faible, aille !)

    Mon bébé teste la résistance à l’ongle de ma cloison nasale (nulle, ouille !)

    Mon bébé adore marcher tenu par nos mains mais ne tiens pas du tout l’équilibre et hurle si on n’accède pas de temps à temps à son envie.

    Mon bébé s’écorche les cuisses en rampant après le chat sur le béton brut de la terrasse.

    Mon bébé se fait des bleus et des bosses en pagaille.

    Mon bébé a un appétit insatiable de découverte de son environnement plus ou moins proche.

    Mon bébé fait ses premières tentatives de déplacement à quatre pattes.

    Ah les joies d’avoir un Paul qui devient mobile et avide de progrès dans sa verticalisation…

    Mon bébé commence à manger des solides.
    Mon bébé aime particulièrement les figues, les abricots bien mûrs, les cerises, les framboises, la compote pomme-poire, la chair cuite et parfumée des tomates et poivrons farcis et les pois mange-tout.
    Mon bébé tient assis.
    Mon bébé attrape les jouets qu’il a envie d’étudier, avec le pouce bien opposé aux autres doigts.
    Mon bébé fait des sourires à l’appareil photo.
    Mon bébé observe attentivement tous les signes que je commence à lui faire.
    Mon bébé a compris que mes cheveux sont des poignées géniales.
    Mon bébé accepte que je le pose endormi dans son lit, ouvre les yeux, tend la main vers son lapin et se rendort sereinement (parfois…)
    Mon bébé aime téter et commence à tirer sur mon t-shirt quand il veut le sein.
    Mon bébé s’éveille.
    Mon bébé sait se retourner sur le ventre tout seul depuis 4 jours.
    Mon bébé a une idole en la personne de sa sœur.
    Mon bébé fait maintenant ses besoins sur le réducteur des toilettes.
    Mon bébé tend la main pour caresser la joue de son père le soir au diner.

    Mon bébé a 6 mois. Déjà. Mais que le temps passe vite !

    Pendant le goûter des enfants (tétée pour le plus petit et gaufre pour la plus grande)

     

    - Et toi, quand tu sera une maman, tu donnera le sein ou le biberon à tes bébés ?

    - Le biberon !

    -Ah bon ? Tu ne les fera pas téter ton sein ?

    - Non ! Je tirera mon lait (geste à l’appui), je le mettra dans un biberon et je donnera le biberon à mon bébé !

    - Mais, ça serait quand même plus simple de lui donner le sein directement. Pourquoi veux-tu tirer ton lait ?

    - Parce que c’est plus drôle !

     

    Que celles qui trouvent le tire-allaitement « plus drôle » lèvent le doigt !

     

    L’heure du réveillon approche à grands pas, les derniers préparatifs sont en train d’être bouclés chez chacune d’entre nous. Il est l’heure de vous souhaiter de bonnes fêtes en famille, des papilles régalées, les yeux des enfants qui pétillent, le bonheur d’être avec ceux qu’on aime.

    Pour ma part, j’ai déballé le plus précieux de tous mes cadeaux mardi 21 décembre… Paul a rejoint la douceur de notre foyer en pleine nuit après un travail court et très intense, et avant même l’arrivée de notre sage-femme. Nous nageons dans le bonheur (et la désorganisation) depuis.

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    poursuivre la lecture…

    Clémentine nous fait des perles tous les jours en ce moment. Ces petits mots mignons, des idées adorables ou farfelues, mais toujours avec un fond de raisonnement très poussé… à sa façon !

    Maman = ballon ?
    Cela fait plusieurs semaines maintenant que je demande à Clémentine de monter s’asseoir sur la 2ème marche de l’escalier quand elle veut que je lui mettre ou enlève ses chaussures, en lui expliquant que je n’arrive plus à me baisser assez pour qu’elle s’assoie en bas de l’escalier comme avant.
    « Quand t’aura dégonflé, je me mettrai en bas. » a-t-elle commenté un matin il y a 2 semaines…

    Qui c’est qui commande ?
    Un soir, au dessert. Je m’apprête à mélanger le sucre et le fromage blanc dans son bol (comme elle me l’a demandé le midi-même). Elle m’arrache des mains la cuillère en criant :
    « Non ! Non ! Non ! C’est moi ! C’est pas toi ! Mange ta compote ! »

    Routine du réveil
    Clémentine se lève seule le week-end, elle enlève sa couche et se pose un (long) moment sur le pot qui est sur le palier de sa chambre, puis elle descend nous rejoindre dans notre chambre en déposant au passage sa couche dans la poubelle à couches de la salle de bain. Un matin, son papa était déjà levé et il est monté la rejoindre alors qu’elle était sur le pot. Il s’est fait recevoir d’un « Chut ! Chut ! T’en va ! Sinon je me fâche ! » chuchoté sèchement, le tout accompagné d’un doigt pointé vers l’escalier.

    Partage fraternel et question existentielle
    Clémentine finit sa tétée.
    « J’ai laissé du lait dans les seins de Maman pour le bébé y tète. »
    S’en est suivi une explication que le bébé n’a pas besoin de téter tant qu’il est dans le ventre.
    « Il mange quoi alors ? »
    S’en est suivi une explication du petit tuyau qui accroche bébé à Maman dans le ventre…

    Question existentielle (bis)
    Tétée sur le canapé de sa chambre, elle est allongée face à moi, une main posée sur mon ventre. D’un coup elle lâche le sein.
    « On l’a acheté où le bébé ? »
    S’en est suivi la première explication de la petite graine…

    Dialogue ce soir dans la voiture…

    - Il fait nuit parce que le soleil est couché.
    - Oui
    - Il est allé se coucher dans son lit parce qu’il était fatigué.
    - …
    - Il est où son lit ?
    - Ah, bonne question. A ton avis ?
    - … Dans le ciel !
    - Sans doute…
    - Avant d’aller dormir, on se brosse les dents. Elle est où sa brosse à dents ?
    - A ton avis ?
    - Dans le ciel aussi !

     

    Clémentine, 2 ans et 7 mois.

    Clémentine continue à aimer les lettres.
    Elle nous demande souvent de lui lire les lettres qu’elle voit. Ainsi, on lui dit « le mmm de Maman », « le ppp de Papa », « le kkk de Clémentine », « le ttt de Tinou », « le nnn de Nico »…

    Ce soir, elle montre les lettre du titre du magazine qu’elle a choisi comme lecture du coucher. Picoti.
    « i, i, o, le pppp de Papa, le tttt de toroute (autoroute), le kkkkk de moi »

    J’adore !

    Papa apporte un bol de fraises pour Clémentine :
    - On dit quoi ? (en attendant un s’il-t-plaît ou merci qu’elle maîtrise parfaitement, mais ce jour-là elle jouait à ne pas le dire en attandant qu’on le réclâme)
    - Pose, Papa ! Pose !
    Avec le geste qui va bien, pointant le centre de son set de table ! Merci ma fille pour le fou-rire et la séance d’abdos !

    Je me suis remise au lit un matin après être allée la chercher, elle allume la ma lampe de chevet et la radio :
    - Te lève-toi, Maman ! T’habille-toi, Maman !

    En anticipant le lavage des dents :
    - besoin de mon sapepied. (= marche-pied)

    En attrapant une serviette après le petit déjeuner :
    - moi veux nettoyer ma bouille. (Je me demande bien où elle l’a chopé celui-là, on ne l’utilise jamais !)