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Déjà !

J’ai parfois l’impression que c’était hier, une crevette toute chaude, pelotonnée contre moi après 1 minutes de pleurs, toute chaude et couverte de vernix après une naissance intense et rapide qu’il faudra que je raconte un jour. Une crevette qui n’a guère quitté mes bras et mon contact pendant plusieurs mois. Un bébé miracle venu réparer les années d’assistance médicale à la procréation vécues pour Clémentine. Un petit Paul attendu impatiemment par toute la famille. C’était hier !

Et aujourd’hui, mon Paul fête son premier anniversaire. Que de chemin parcouru, quelle évolution ! poursuivre la lecture…

Clémentine a eu une période où elle était difficile à habiller, tant dans le choix des vêtements, son refus de choisir, son refus de s’habiller ou de se laisser habiller… Bref, avant que ça ne devienne un vrai combat j’ai eu l’idée d’inverser 2 étagères de son placard pour mettre les draps en hauteur et ses vêtements à sa hauteur.

1- t-shirts et chemises ; 2- jambières ; 3- chaussettes ; 4- culottes ;
5- gilets ; 6- shorts, pantalons et salopette ; 7- chemises de nuit

L’idée à fonctionné. Elle a décidé du placement poursuivre la lecture…

L’association Graine de parents (forum ici ; blog ici) basée à côté de Bourg en Bresse organise une formation à l’éducation respectueuse de février à juin. Ils cherchent encore quelques participants.
Voici plus de détails :

Voici les dates retenues pour la formation autour de l’éducation respectueuse que nous allons entamer :
me 2 fev ; ve 25 fev ; ve 18 mars ; mer 20 avril ; ve 13 mai ; me 8 juin

Les séances dureront 3h, et auront lieu chez Isabel (à Neuville sur Ain), avec possibilité de changer, un soir, de lieu si quelqu’un ne peut se déplacer et veut accueillir. L’horaire est 18h-21h, avec, bien sûr, un petit repas partagé au milieu !

Le prix demandé par Isabel est de 150 euros par séance. Le prix par personne sera donc dépendant du nombre que nous serons au total (nous espérons monter un groupe de 10 à 15 personnes).
Isabel est ouverte au troc, pour les personnes qui ne pourraient payer la totalité de la formation. Voici une liste de services dont elle aurait besoin :
- travaux de couture,
- repas tout prêts,
- aide pour notre déménagement (chargement de la yourte en mai, grand ménage et menus bricolages fin juin au moment de laisser la maison, aide au chargement de quelques meubles et cartons…)
- je suis aussi preneuse de cours de piano (trad, jazz, improvisation, rythmique…) et de partitions
- idem pour des cours de néerlandais (niveau 2) ou d’arabe (niveau rez de chaussée) si jamais…
- et ouvertes aux idées que vous pourriez avoir.

Voici également ce sur quoi elle s’appuie pour les séances, qui se construiront aussi au fur et à mesure des demandes de chacun :
observer sans juger
exprimer ses véritables émotions
décoder les besoins humains fondamentaux
formuler une demande efficace et motivante
faire un usage protecteur de la force
résolution des conflits (intérieurs et extérieurs)
empathie pour soi et pour autrui
travail sur le corps
travail sur le « regard » porté sur nous et sur les enfants
agir en médiateur
soigner ses regrets
etc…

- jeux d’exploration et d’entraînement, ateliers sur situations vécues, apports explicatifs, témoignages
- courts temps de réflexions individuels, travail en binômes, en sous-groupes et en grand groupe
- proposition de bibliographie, de sitographie, etc.

Le temps restant avant le début de la formation étant très court, merci de nous donner une réponse très rapidement pour ceux et celles qui sont intéressés (vous pouvez venir seul ou en couple, avec ou sans vos enfants).
Pour rappel, nous demandons aux personnes qui s’engagent de le faire sur la totalité des séances.
N’hésitez pas à transmettre l’info aux personnes de votre connaissance susceptibles d’être intéressées.

Si vous êtes intéressés, contactez-les !

Clémentine voue en ce moment une passion pour les lettres.Elle reconnaît parfaitement A, B, I, O, R écrits en majuscules et me demande souvent ce que sont les autres. Elle cherche aussi à en reconnaître d’autres, comme le D qu’elle confond avec le B…

Bref, je lui ai commandé un joli abécédaire pour répondre de façon amusante à cet intérêt.

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Un de la collection des Balthazar, avec un fond de pédagogie Montessori dans la présentation des lettres et la logique. Une page d’illustration loufoque (des carottes à carreaux, un iguane dans un igloo…) avec la lettre concernée en rouge ou bleu quand les autres sont noires. Sur la page d’en face, la grande lettre majuscule, avec une encre légèrement en relief, différente au toucher du reste de la page, bleue pour les consonnes et rouges pour les voyelles, et des petites flèches qui montrent le chemin pour tracer la lettre avec son doigt.

Clémentine l’a ouvert, a cherché les lettres qu’elle connaissait, puis a recommencé depuis le début, en nous faisant dire les autres lettres et lire les légendes. Elle l’adore !

Qui l’eu crû ? Si on m’avait dit un jour que j’achèterais un abécédaire à une petite fille qui n’a pas encore 2 ans et demi, j’aurai ri… Et pourtant !

Nous faisons beaucoup d’efforts (sans toujours y réussir, on est humains après tout) pour avoir de la patience avec Clémentine pendant ses crises de nerfs causées par j’ai-deux-ans-et-je-m’affirme-peut-importe-ce-qu’il-m’en-coûte…
J’ai lu cet été Parents Efficaces de Thomas Gordon, après avoir participé l’année dernière à un atelier d’auto-formation Faber & Mazlish. Autant dire que nous essayons au quotidien d’appliquer la fameuse méthode sans perdant chère à Gordon et de trouver une solution qui nous satisfasse tous lors d’un conflit.

Ce matin, Clémentine n’arrivait pas à lâcher son nouveau livre (qui fera l’objet d’un prochain article) reçu par la Poste le matin même alors qu’il était l’heure de partir au marché. Elle nous a demandé à l’emmener, ce à quoi nous lui avons répondu qu’elle pouvait le lire dans la voiture, mais qu’il faudrait l’y laisser pour ne pas risquer de le perdre ou de l’abîmer au marché.
Elle nous répond par une moue insatisfaite, réfléchit une seconde puis nous déclare avec un grand sourire : « mettre mon livre dans mon sac à dos ? »
Et voilà une solution convenable pour nous tous, proposée en un rien de temps par une petite demoiselle haute comme 3 4 pommes de 2 ans et 4 mois !

Lorsque j’ai vu Clémentine aller chercher la feuille à pâtisserie en silicone de son Papa pour installer son Poupou dessus et le langer, je me suis dit qu’il fallait absolument que je fasse quelque-chose. J’ai cherché dans mon stock de tissus, complété par un petit tour dans un magasin pour le tissu rayé, le biais et du fil, et je me suis mise au travail après un petit surf pour voir les créations montrées sur le net pour me faire une idée de comment réaliser mes idées (petites poches pour couches et lingettes etc.).
Je me suis basée sur cette réalisation pour ces poches. Mais je n’ai pas repris la poignée (par flemme) ni les pressions ou autre système de fermeture qui aurait été une source de frustration pour Clémentine qui ne sait pas encore fermer ni boutons ni pressions.

Plié en trois pour le transport :
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Ouvert. le tissu à fleur est divisé en deux poches, une petite pour les lingettes à droite et une grande pour les couches à gauche :
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L’essayer c’est l’adopter !
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Et parce que ça me fait plaisir et que certaines petites filles vont être vertes de jalousies, voilà la marche à suivre pour en faire un !

Dimensions (pour un Poupon de 45 cm) : 60cm x 33cm

Matériel : tissu matelassé pour l’extérieur et cotonnade fine pour l’intérieur (ou cotonnade à l’extérieur et éponge pour l’intérieur par exemple, 60cm x 35cm), cotonnade pour la poche (18cm x 60cm), éventuellement rappel de motif pour l’extérieur (dimension à votre envie), biais, 37cm d’élastique, fil assorti.

1) Découper les tissus, arrondir les angles des 2 pièces de 60cm x 35cm
2) Poser la déco sur le tissu extérieur
Ici, une bande de tissu fleuri de 10cm de large, dont j’ai replié les bords crus sur l’envers, cousue sur le matelassé bleu.
3) Poser tissu intérieur (rayé) envers sur envers du tissu extérieur. Epingler et coudre le pourtour à 5mm maxi du bord.
Optionnel : faire 2 coutures dans la largeur pour marquer les pliures du tapis.
4) Marquer un pli au fer dans la longueur du tissu de la poche, épingler et coudre pour faire le tube dans lequel passera l’élastique. Passer l’élastique. L’épingler d’un côté du tube, froncer le tissu sur l’élastique et épingler de l’autre côté pour obtenir une longueur froncée de 35cm.
5) Passer un fil de fronce sur le bas de la poche (pas obligatoire, mais facilite grandement la couture de la poche sur le tapis ensuite) et froncer pour obtenir une longueur de 35cm.
6) Epingler les 2 côtés non froncés sur l’intérieur du tapis (envers des fleurs contre endroit du tissu rayé) puis les coudre.
7) Ecarter les fronces là où vous voulez la séparation entre les deux poches, épingler et faire une couture verticale. Répartir harmonieusement les fronces, épingler le bas de la poche contre le bas du tapis puis le coudre également, toujours à moins de 5mm du bord.
8) Poser le biais. J’ai utilisé ce tuto pour me rafraichir la mémoire et obtenir un joli résultat.

9) Admirer et observer la petite maman (ou le petit papa, pourquoi pas) prendre possession de l’objet.

Un jour, au supermarché, pendant nos vacances, Clémentine est tombée en arrêt devant un sachet de ces pinces à linge en forme de pied. Elle semblait vraiment les vouloir, et puis des pinces à linge, ça sert toujours… Alors nous les lui avons acheté.
En rentrant à la maison-des-vacances, j’ai improvisé pour elle une petite activité d’inspiration Montessori.

J’ai cherché un grand bol en plastique dans les placards de la cuisine, et j’ai mis toutes les pinces dedans. J’ai posé le tout sur un coffre recouvert (par hasard) d’un petit tapis. J’ai appelé Clémentine, et je lui ai montré lentement, presque sans expliquer (je n’arrive pas à me taire -d’après mon mari- c’est mon grand défaut, je suis trop bavarde) comment pincer les pinces sur le bord du bol. J’ai bien décomposé devant elle le mouvement pour saisir la pince (du côté talon) et pour pincer et écarter les doigts de pied. Puis j’ai remis toutes les pinces dans le bol et lui ai simplement dit « à ton tour ». Je l’ai observée un peu, aidée à tourner la pince dans le bon sens pour qu’elle corresponde au bord du bol avant qu’elle ne crise complètement, puis je l’ai laissée faire et ai vaqué à mes occupations (en l’occurrence, étendre une machine de linge).

En revenant, j’ai constaté qu’elle s’était déplacée, et s’était spontanément installée par terre, sur un tapis de petite taille, comme sur le coffre. Elle « travaillait » à pincer, puis à enlever les pinces avec une telle application et une telle concentration que j’ai pu sortir l’appareil photo et faire une demi-douzaine de clichés avant qu’elle ne s’en aperçoive !

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Quand elle eut pratiqué la chose un certain nombre de fois, elle s’est mise à essayer d’accrocher les pinces à linge un peu partout dans la maison. Le câble d’alimentation de l’ordinateur, les rideaux, les barreaux de la chaise… Jusqu’à ce qu’elle revienne s’assoir sur le tapis pour essayer de mettre les pinces sur ses orteils ! Et là encore, elle y a mis tout son cœur et une grande application, pendant de longues minutes, pour finir par conclure « ça marche pas », avant de réussir à pincer le petit orteil et de déclarer en guise de fin d’activité « ça fait mal ».

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Elle maîtrisait déjà bien la position classique pour allaiter ses poupées. J’ai d’innombrables photos d’elle avec Poupou en madone…

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Hier j’ai accueilli une réunion Galactée à laquelle assistait une maman souffrant de crevasses qui faisait téter son tout-petit en ballon de rugby pour limiter la douleur. Depuis hier soir, Clémentine maîtrise aussi cette position, et fait téter sa poupée en ballon de rubgy, en positionnant correctement tête et corps de bébé et le coussin sous lui, le tout en soutenant parfaitement sa tête ! poursuivre la lecture…

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Clémentine a clairement traversé des périodes sensibles en matière de développement et de besoin d’autonomie ces dernières semaines. Lorsqu’elle a abordé une période où elle transvasait les croquettes du chat dans les casseroles de sa dinette et vice-versa, nous avons improvisé un petit atelier Montessori avec les objets du bord : les noix rapportées par Papi, les marrons ramassés lors de la promenade dominicale dans les jardins de la préfecture (magnifiques par ailleurs !), un bac de glace et une passoire-dinette.

Résultat : des heures de tranquillité dans les jours qui ont suivi, et une petite fille absolument ravie.

Nous avons rangé le matériel jusqu’à la prochaine fois quand elle a commencé à transvaser les marrons du bac à glace vers le sol et à marcher sur les noix… La prochaine fois, je vais devoir trouver des éléments plus petits à transférer. Je l’observais hier soir à table, elle a voulu se servir seule dans le plat, et elle transférait ses morceaux de haricots verts de son assiette  vers la nappe et vice-versa à l’aide de sa cuiller. Quelle concentration !

17 mois, et elle met déjà le couvert ! Et on ne l’a jamais forcée, mais elle a manifesté d’elle-même son envie d’aider !